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ET LA LINGÈRE DANS TOUT ÇA ?

Trucs et astuces qui marchent (ou pas) lorsque le style vestimentaire de vos enfants vous déconcerte (par tout le travail qu’il vous donne)…

ET LA LINGÈRE DANS TOUT ÇA ?

Mes trois aînés viennent de partir à l’école. Ouf ! Il est à peine huit heures du matin et je suis déjà épuisée. Un grand vent de silence envahit la maison. C’est bienfaisant, et en même temps, ce passage brutal de la vie exubérante au calme profond me déprimerait presque… Heureusement, il me reste encore le petit dernier pour égayer l’atmosphère. Je l’entends taper de toutes ses forces dans son petit ballon de foot. Puis il crie : « But ! ». Il rejoue la Coupe du monde à lui tout seul. Et bien sûr, il gagne !

J’en oublierais presque qu’il y a à peine dix minutes, mes grands faisaient des allers-retours tapageurs entre leurs chambres et la salle de bain, se regardant dans le miroir à plusieurs reprises, ouvrant porte et fenêtres pour tenter de décrypter la météo et savoir quelle tenue porter. Dans l’épisode d’aujourd’hui, mon grand de 14 ans a décidé de porter un bermuda, avec… un gros pull et un cache-cou (non, moi non plus, je n’ai pas compris…), et ma troisième a voulu remettre son sempiternel survêtement, auquel elle tient tellement qu’elle va même jusqu’à le décrocher encore mouillé pour s’emparer du sèche-cheveux et accélérer le séchage, puis elle enfile en douce son pantalon encore humide avant de déguerpir en lâchant un vague : « Salut maman ! »…

Enfin, il y a ma cadette. Elle est descendue ce matin vêtue sobrement. Elle était jolie. La tenue était de saison. C’était la même tenue qu’hier et je me suis dit : « Chouette, aujourd’hui, elle m’économise un peu de lessive ! ». Mais, ô rage, ô désespoir, lorsque je suis montée dans sa chambre tout à l’heure, la jolie tunique qu’elle portait au petit déjeuner gisait, inerte, sur son grand lit… Elle s’est donc changée à mon insu, in extremis, juste avant de partir. (Tiens, cela me fait penser que je n’ai pas vérifié le brossage des dents, ce matin ! Erreur de débutante !) Donc… je ne sais même pas ce que ma fille a mis ce matin. Elle est remplie de fantaisie et capable de tout, donc je m’attends au pire, ou au meilleur, ou à rien du tout. En fait, je m’attends surtout à une nouvelle corbeille de linge sale dès ce soir, au vu de tous les autres vêtements qui jonchent le sol de sa chambre. Ma machine peut accueillir 9 kg de linge, et elle tourne.. au moins une fois par jour. La vie est belle !

On fait un tour dans les deux autres chambres ? Allez, on y va. Monumentale erreur. Le tableau est le même dans les autres pièces. Des monticules de serviettes mouillées, chaussettes en boule, pantalons aplatis. Il y a du linge sur le sol, sur les rebords de fenêtres, sous les lits et sur les meubles. Tout bouillonne dans ma tête. D’abord je pense : « Mais qu’est-ce que je suis nulle, comme mère. Je les ai trop mal élevés ». Ensuite je pense : « Ben oui, ils sont comme leur père ». (Pardon, mon chéri..) Et enfin je pense : « Mais non, c’est de leur faute, cette bande de petits ingrats qui me donnent tellement de travail ! ». Puis : « Bon, peut-être qu’un jour ils comprendront. En attendant, je fais mon job. Qu’est-ce que je suis une bonne mère ! ». Et enfin, je me dis : « Un jour ils quitteront la maison et je n’aurai plus autant de travail. Youpi. Mais qu’est-ce qu’ils me manqueront. Snif.. » Le temps de me dire tout ça, bien sûr, tout est ramassé, empaqueté, et dans la machine… Je suis géniale, non ? Ben non… je suis encore tombée dans le panneau. J’ai tout fait à leur place !

Mon dernier principe vestimentaire, c’est le respect de la lingère, vous l’avez compris. Mais attention, ce respect ne viendra pas des autres, donc c’est à vous, Mesdames les lingères, de vous respecter. Pour cela, chacune trouve ses astuces. Un bac à linge personnalisé pour chaque enfant, un tour de corvée pour savoir qui ramassera ou accrochera le linge. Une maman me disait qu’elle n’ouvrait jamais les placards de ses enfants. Une autre qu’elle n’allait même plus dans leur chambre. J’ajoute que, la plupart des mamans de familles nombreuses que je connais se dispensent (sans culpabiliser, s’il-vous-plaît) du repassage. J’ai moi aussi opté pour cette facilité. Bien accroché, soigneusement décroché et plié, votre linge n’a plus besoin de voir un fer. De toute façon, soyons honnêtes, le linge que vous aurez amoureusement repassé pour vos bambins ne tiendra pas deux jours sans être à nouveau roulé en boule dans un placard. Dans ces cas-là, repasser, c’est du masochisme. Gardez un fer pour les chemises du papa, à la rigueur. Ou apprenez-lui à les repasser lui-même. (Ne riez pas, c’est mon père qui m’a appris à repasser !)

Bref, une chose est sûre, c’est que si vous voulez que vos enfants fassent les choses, vous devrez veiller au grain, et cette vigilance même vous donnera du travail supplémentaire, alors insistez sur les principes auxquels vous tenez vraiment, et relâchez la pression sur les principes secondaires, c’est une question de survie…

N’hésitez pas à nous faire part de vos astuces en la matière. Tous les conseils sont bons à prendre…

Par Vanessa Bonnefont pour iCharacter


> Pour une synthèse sur l’éducation vestimentaire

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Une tenue cohérente

Trucs et astuces qui marchent (ou pas) lorsque le style vestimentaire de vos enfants vous déconcerte (parce qu’il est hors contexte)

Après la propreté et la décence, la cohérence est un troisième principe qui peut nous aider dans l’éducation vestimentaire de nos chères têtes blondes. Car lorsqu’un enfant aime un vêtement, il est capable de le porter tout le temps, partout, et à chaque occasion. C’est là que la notion de contexte entre en jeu.

Car non, on ne joue pas au ballon sur la pelouse avec une robe de bal et des petits escarpins. On ne va pas non plus à un mariage en survêtement, ni à une randonnée en sandalettes et robe de plage. Mon combat personnel le plus féroce ? La météo ! Comment faire comprendre à mes enfants que le pantacourt et les ballerines ne sont pas compatibles avec la neige, et qu’à l’inverse la veste polaire n’est pas indiquée lorsqu’il fait 25 °C ? Alors, concrètement, voici quelques questions que l’on peut se poser avec les enfants :

  • Quelle sont les activités prévues ? S’habiller en fonction d’un programme, c’est développer l’art d’anticiper. Un déjeuner chez des amis qui aiment les promenades ou les soirées au coin du feu ? On peut suggérer à nos enfants d’emporter une paire de chaussures de marche et un gilet. Une sortie dans un parc d’attraction ? On opte pour des vêtements confortables, et qui peuvent être mouillés, salis et même… égarés. Oui, je sais, cela semble tellement évident. Et pourtant, certains parents font un scandale lorsque leur petite princesse rentre d’une colonie de vacances en ayant sali un magnifique chemisier en soie… (Pourquoi croyez-vous que tous les établissements scolaires ou périscolaires déclinent toute responsabilité en cas de perte d’objets ou de vêtements précieux ? C’est bien parce que nos enfants emportent souvent avec eux des choses trop précieuses dans des contextes où les catastrophes sont plus ou moins inévitables…)

  • Quel est le contexte social ? Je me souviens du jour où, dans le cadre de mon travail, j’ai pu emmener mes aînés à un concert de musique classique à l’issue duquel un verre de l’amitié devait être servi. Je savais qu’un certain nombre de personnalités locales et de journalistes seraient présents. Inutile de vous dire que j’ai veillé à ce que mes enfants soient habillés de manière sobre, mais élégante. À l’inverse, je n’ai jamais été très regardante sur leur tenue lorsque nous rendons visite à mes parents ! Sauf pour l’anniversaire de ma sœur. Ils étaient tous élégants. Et elle nous a accueillis en… short, tee-shirt et tongs !

  • Quel temps va-t-il faire ? La météo, toujours elle. Évidemment, l’état du ciel nous aide à choisir nos tenues. Mais il est bon de ne pas oublier que chaque enfant réagit différemment aux aléas climatiques. Certains enfants n’ont jamais froid. D’autres attrapent une angine au moindre courant d’air. La tenue à préconiser va donc dépendre non seulement du temps, mais aussi du métabolisme de chaque enfant. (À ce sujet, mes enfants disaient toujours : « Ce n’est pas juste… je dois prendre un pull et mon frère non. » Ce à quoi je répondais : « Au contraire, c’est parfaitement juste puisque nous nous adaptons à tes besoins aussi bien qu’à ceux de ton frère. Tu dois prendre un pull parce que tu es frileuse. Ton frère n’en a pas besoin parce qu’il a toujours chaud. ») Mon petit conseil supplémentaire pour les enfants d’âge pré-scolaire ou fréquentant la maternelle : le personnel d’encadrement a parfois tendance à mettre aux enfants TOUS les vêtements que vous aurez fournis, sans nécessairement tenir compte de la météo. J’ai vu des petits bouts de chou de 4 ans flanqués de bonnets en laine sous un beau soleil printanier et dégoulinant de sueur, les pauvres… Alors s’il fait chaud, ne les couvrez surtout pas trop. Ou bien prévenez verbalement les encadrants qu’ils ont le droit de faire preuve de bon sens lorsqu’ils habilleront vos enfants…

  • Cohérence artistique : Vous penserez peut-être à la cohérence entre les couleurs et les styles. J’étais attentive à cela lorsque mes enfants étaient petits, mais je me suis vite aperçue que certains enfants peuvent mélanger toutes les couleurs de l’arc-en-ciel dans une seule tenue et que cela leur va à ravir parce que c’est un reflet de leur joie de vivre et de leur originalité. Quant au mélange du chic et du décontracté, il paraît que le brouillage des codes est à la mode… Donc je m’abstiens dorénavant d’avoir des idées trop arrêtées sur les mélanges vestimentaires.

Vous est-il déjà arrivé de laisser votre enfant porter une tenue qui détonnait totalement avec le contexte ?

Par Vanessa Bonnefont pour iCharacter

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Vos enfants boudent les fruits et les légumes

Trucs et astuces qui marchent (ou pas) lorsque…

…vos enfants boudent les fruits et les légumes.

 

Cinq fruits et légumes par jour… une évidence, bien sûr. Sauf que… dans la vraie vie, il faut gérer les « Beurk, j’aime pas les z’haricots… » et les « une pomme ? euh, j’peux pas prendre un yaourt plutôt ? »… Le casse-tête devient infernal lorsque vous avez plusieurs enfants, car évidemment, chacun a ses petites manières… Comme il est hors de question de faire un menu personnalisé à chaque enfant, et comme vous n’avez peut-être pas la patience d’attendre que vos enfants découvrent les joies de la cantine scolaire pour enfin apprécier votre cuisine (c’est ce qui s’est passé chez nous !!), voici quelques astuces qui ont fait leurs preuves dans notre famille :

  1. Le camouflage. Les légumes sont dissimulés parmi des aliments que les enfants aiment. Tomates, carottes, courgettes, navets, etc. finissent hâchés menus au milieu d’un gratin de pommes de terre ou mixés en sauce pour les pâtes. Quasi imperceptibles à l’œil et au goût, les légumes ne posent plus de problème aux enfants. L’astuce de toutes les astuces, c’est la soupe. Un fourre-tout magnifique pour tous les légumes et autres restes. Bien sûr, les enfants boudent aussi la soupe. Mais celle-ci passe mieux lorsqu’elle est présentée en entrée, dans une petite coupelle rigolote, accompagnée de croûtons ou de fromage, et de la promesse qu’une fois la soupe finie, l’enfant pourra savourer d’autres aliments dont il raffole !

  2. L’assaisonnement sucré. Pour contrer le goût de certains légumes, rien de tel qu’une touche sucrée, en optant pour les bons sucres, bien sûr. Les haricots peuvent revenir à la poêle avec des oignons caramélisés au fructose. Les carottes sont sublimées par du miel ou du sirop d’agave. Et la salade de tomates s’accompagne à merveille de petits raisins secs. Mes enfants se battaient pour manger de cette salade, rien que pour les raisins, dont nous avons peu à peu réduit la quantité… Puis un beau jour, on arrête, c’est une sorte de rite de passage : « Vous êtes grands, maintenant, vous n’avez plus besoin de raisins dans vos tomates, pas vrai ? »

  3. L’association. L’idée, c’est d’ajouter partout des fruits et des légumes, et même d’associer les fruits ET les légumes. Un moyen de faire d’une pierre deux coups. Les petits morceaux de poire trouvent leur place dans une salade d’endives, et les éclats de pomme se marient bien avec les salades vertes. Les fruits cuits peuvent aussi accompagner les viandes ou les féculents. À force, cela devient un réflexe. On met des fruits et des légumes partout, en très petites quantités et en tout petits morceaux. Ils ne constituent jamais l’aliment principal, mais comme on en met partout, les enfants finissent par en manger en quantité intéressante.

  4. Le grignotage. Spontanément, rares sont les enfants qui saisiront une pomme à croquer ou une clémentine à peler. Mais si vous laissez à leur disposition un saladier de fruits secs ou de fruits frais déjà coupés avec quelques cure-dents, vous verrez que les fruits ont du succès. Une de mes amies pose un saladier de fruits coupés sur la table au début de chaque repas. Ensuite, les enfants se servent librement et à volonté. Parfois, ils picorent les fruits en apéritif, parfois en accompagnement ou en dessert. Parfois, ils en grignotent entre deux repas… c’est toujours mieux que des biscuits ou du chocolat !

Alors, on résume. Pour que vos enfants mangent des fruits et des légumes, il faut que ceux-ci soient bons, invisibles (ou visibles mais ludiques), et faciles à manger !

Vous voulez nous faire part de votre expérience ? Vous avez d’autres trucs et astuces à proposer ?

N’hésitez pas, c’est à vous : ….

Par Anne-Vanessa Bonnefont pour iCharacter