Publié par Laisser un commentaire

QUELQUES ASTUCES CONCRÈTES

Trucs et astuces qui marchent (ou pas) lorsque vous souhaitez aider vos enfants à réussir leur scolarité.

DEUXIÈME PARTIE : QUELQUES ASTUCES CONCRÈTES

Après avoir levé quelques obstacles qui s’imposent à nous lorsque nous voulons accompagner nos enfants dans leurs devoirs, voici quelques astuces concrètes pour faciliter ce temps des devoirs :

• En rentrant de l’école (et notamment du collège), nos enfants sont généralement affamés et ils n’ont pas la moindre envie d’ouvrir un livre ou un cahier dès leur retour à la maison. Ils veulent décompresser, et ils en ont besoin. Si vous avez la chance d’être à la maison pour les accueillir lorsqu’ils rentrent, voici ce que vous pouvez faire : faites-les dîner dès leur retour. Ma maman avait développé ce concept qu’elle appelait le « goûter-souper ». C’était brillant. D’abord parce que nous nous restaurions correctement (au lieu d’avaler des petites choses chocolatées sans aucun intérêt nutritionnel), tout en passant un temps significatif à table, ce qui nous permettait de raconter nos journées, d’évacuer certaines tensions, de faire une vraie pause bénéfique, avant de nous replonger dans les études. Ensuite, cela permettait à ma maman de ne plus avoir à cuisiner ensuite, et elle pouvait donc pleinement se consacrer à nos devoirs. Par ailleurs, lorsque les plus jeunes de la fratrie avaient fini leurs devoirs (généralement ils finissaient vite), ils pouvaient jouer un peu, puis se coucher assez tôt. (Rien de plus triste qu’un enfant qui tombe de fatigue et vous demande la permission d’aller se coucher le ventre vide parce que vous n’avez pas pu lui préparer à dîner tant les devoirs des aînés vous accaparaient.) Offrez-leur donc ce “sas de décompression” autour d’une bonne table garnie. Le petit plus ? Préparez un bon dessert que vous leur donnerez… une fois les devoirs finis. Cela les motivera un peu. Et le conjoint, dans tout ça ? Si votre conjoint rentre plus tard, il devra dîner tout seul. Mais… je connais peu de papas que cela dérangerait profondément de dîner seul au calme plutôt qu’entouré de toute une tribu bruyante et fatiguée. Les papas apprécient aussi lorsqu’à leur retour, les enfants ont dîné et fait leurs devoirs, qu’ils sont en pyjama, et qu’il n’y a plus qu’à venir leur lire une petite histoire et leur souhaiter une bonne nuit !

• Avant de faire les devoirs à proprement parler, demandez simplement à vos enfants de vous montrer ce qu’ils ont fait dans la journée. Relisez avec eux toutes les leçons qu’ils ont écrites (ce sera l’occasion de coller – ou de scotcher ! – les feuilles volantes, de ranger les polycopiés dans les classeurs, de corriger les fautes d’orthographe ou de grammaire, et de vous assurer qu’ils ont compris tout ce qu’ils ont écrit) et interrogez-les innocemment sur ce qu’ils ont étudié. Car, pendant qu’ils vous expliquent ce qu’ils ont appris, ils révisent… sans vraiment s’en rendre compte. Deux ou trois questions posées à l’issue de chaque leçon vous permettent de vérifier l’assimilation des leçons, avec l’avantage qu’elles sont encore très fraîches dans la tête des enfants. Soyez particulièrement attentifs aux leçons de langues étrangères, car il est dommage de mal apprendre un mot simplement parce qu’il est mal orthographié. En cas de doute, vérifiez dans un dictionnaire (et profitez-en pour leur apprendre à s’en servir…) L’immense avantage de cette lecture quotidienne de tout le travail effectué dans la journée, c’est que vous savez exactement ce que vos enfants sont en train d’étudier. Vous pouvez donc réinterroger vos enfants à tout moment sans même avoir les cahiers sous les yeux. Ces petites piqûres de rappel ponctuelles permettent de raviver leur mémoire de façon ludique et leur évitera d’avoir des grandes quantités d’informations à mémoriser en une seule fois, la veille d’une évaluation !

• Il est temps de passer aux devoirs. Laissez faire l’enfant. Laissez-lui vous expliquer ce qu’il doit faire, et laissez-le réfléchir seul. Mais restez toujours à côté de lui, dans une posture qui lui montre toute votre attention. Ce n’est pas le moment d’allumer votre smartphone pour lire vos mails. Car comment voulez-vous qu’un enfant apprenne à se concentrer sur son travail si vous, parent, ne le faites pas ? Si votre attitude trahit votre indifférence, l’enfant ne prendra pas son travail à cœur. Disciplinez-vous, vraiment. Cela en vaut la peine. Relisez ce que l’enfant écrit, validez ce qu’il réussit, rectifiez avec douceur ce qui ne va pas, et enseignez-lui ce qui manque à sa compréhension. Trouvez-lui des astuces mnémotechniques pour mémoriser ce qui doit l’être (avec l’une de mes filles, nous inventons des chansons, et c’est très efficace pour mémoriser des leçons.)

• Ne vous contentez pas du minimum (sinon vos enfants prendront ce pli, eux aussi). Tout apprentissage est l’occasion d’ouvrir une nouvelle porte vers des connaissances inexplorées… Si vous avez des anecdotes, des compléments à apporter, c’est le moment. Nourrissez l’esprit de vos enfants, établissez des liens entre ce qu’ils apprennent et votre réalité quotidienne. Empruntez quelques livres pour enfants à la bibliothèque du coin pour approfondir les sujets qu’ils étudient en classe, cela leur permettra de pousser leur réflexion un peu plus loin, et de se distinguer un jour, lorsqu’un patron devra choisir entre des dizaines de candidatures et que celle de votre enfant sortira du lot. Profitez aussi de ce temps de devoirs pour transmettre des savoir-faire à vos enfants. Souligner à la règle, ça s’apprend. Tout comme colorier proprement ou ranger ses affaires dans un sac de manière à ce que rien ne casse. Tout peut servir de base à un apprentissage. Alors n’hésitez pas.

• Mon astuce personnelle : je fais asseoir toute ma tribu autour d’une même grande table, et je distribue les tâches que je vérifie ensuite, en m’asseyant tour à tour à côté de l’un puis de l’autre. Travailler à plusieurs les stimule et me permet d’optimiser le temps. Pendant que l’un calcule, l’autre lit et le troisième répond à mes questions. Cela demande un peu d’organisation, mais les enfants en comprennent assez vite l’intérêt. Sans compter que cela les force à se respecter les uns les autres, et à s’attendre mutuellement. Le temps des devoirs devient alors un temps passé en famille, un temps où l’on apprend aussi à vivre ensemble. Et bien sûr, le fait de les réunir tous autour de la même table me permet de m’assurer qu’aucun d’entre eux ne fait de bêtises pendant que je travaille avec les autres ! Le seul hic : il m’a fallu inventer des devoirs pour le petit dernier, parce qu’il était un peu jaloux…

Un tout dernier conseil indispensable : lorsque vous accompagnez vos enfants dans leurs devoirs, ne… regardez jamais votre montre. Vous risqueriez vraiment de déprimer, de vous impatienter ou d’avoir le sentiment de perdre votre temps. Car les devoirs peuvent prendre du temps… beaucoup de temps. Pendant les devoirs, le temps s’arrête (d’ailleurs il est hors de question de décrocher un téléphone pendant ce temps-là, sous peine de perdre la concentration des enfants en cours de route). Le temps des devoirs, c’est le moment où vous vous répéterez qu’être parent est un sacerdoce, et qu’avec un peu de chance, votre esprit de sacrifice portera ses fruits un beau jour ! En tous cas, lorsque votre enfant vous montrera fièrement sa prochaine bonne note, vous pourrez au moins vous féliciter d’avoir fait votre job ! Et ça, ça vaut de l’or.

Par Vanessa Bonnefont pour iCharacter

Publié par Laisser un commentaire

QUELQUES OBSTACLES À SURMONTER

Trucs et astuces qui marchent (ou pas) lorsque vous souhaitez aider vos enfants à réussir leur scolarité.

PREMIÈRE PARTIE : QUELQUES OBSTACLES À SURMONTER

La plupart des enseignants que j’ai rencontrés étaient unanimes pour dire qu’ils voyaient une très nette différence entre un enfant qui avait la chance d’être accompagné par ses parents sur le plan scolaire et un enfant livré à lui-même. J’ai moi-même vérifié que, lorsque je traversais des périodes intenses sur le plan professionnel et que je relâchais ma vigilance sur les devoirs de nos enfants, les notes baissaient très vite…

Mais accompagner la scolarité de nos jeunes est un parcours semé d’embûches. Nous devons, tout d’abord, composer avec le caractère et les variations émotionnelles de nos enfants (qui font parfois preuve d’une exaspérante mauvaise volonté face à leurs devoirs, qui sont peu soigneux ou un peu fainéants, ou qui préfèreraient jouer ou voir leurs amis plutôt que de travailler, et on les comprend !) Dans ces cas-là, avant même de commencer à travailler, il va falloir… écouter l’enfant, tâcher de le comprendre et de lever les blocages qui nuisent à sa bonne concentration. Cela peut sembler très fastidieux, mais c’est indispensable, car un enfant mal disposé ne travaillera pas bien. Il faut donc s’assurer d’abord de la coopération de l’enfant avant de se mettre au travail. Par expérience, il suffit parfois d’un petit carreau de chocolat pour cela. Ou de la promesse de pouvoir aller jouer avec un copain une fois les devoirs terminés. Ou d’un petit quart d’heure de solitude et de calme pour se vider la tête avant de se remettre au travail.

Nous devons aussi composer avec leurs petites manies (« Mais si, maman, je me concentre mieux avec la radio ou la télé, et je suis bien plus confortable assis sur le canapé avec mon cahier sur les genoux ! » Ben voyons…) Parfois, rien que pour faire éteindre la télé à un enfant et le faire asseoir à table avec toutes ses affaires, il vous faut un bon quart d’heure de combat. C’est une école de patience, mais ne cédez pas. Ritualisez les choses dès leur plus jeune âge et ne lâchez rien. Travailler à table et au calme deviendra une habitude si vous maintenez fermement le cap.

Nous devons aussi nous adapter aux méthodes des enseignants qui sont parfois très déconcertantes. La plupart des professeurs sont extraordinaires dans leur investissement, leur abnégation et leur patience, mais il y aussi des professeurs un peu particuliers… qui donnent des leçons qu’il ne faut apparemment pas apprendre, ou des polycopiés qu’il ne faut pas coller dans le cahier, ou ne coller que lorsqu’ils le demanderont, ou même qu’il faut scotcher (et pas n’importe comment, il faut les scotcher sur le côté droit du cahier !!! Ne riez pas, c’est du vécu !) Il y a des professeurs qui veulent que les enfants sachent par cœur ce qui est écrit en rouge mais pas ce qui est écrit en vert (alors que d’autres veulent que l’enfant mémorise tout). Certains apprécient que les jeunes prennent de l’avance et enrichissent les cours par leurs recherches personnelles, d’autres refusent catégoriquement que l’on aille au-delà de ce qui est enseigné. (Malheur à vous si votre enfant sait déjà lire à la fin de sa dernière année de maternelle ! Vous risquez de passer pour un parent psychorigide ayant forcé votre enfant à se conformer à vos propres attentes brutales et irréalistes… Et pourquoi un enfant n’aurait-il pas tout simplement le droit d’être curieux et… intelligent ?) Il y a aussi les professeurs qui apparemment n’aiment pas nos enfants et que nos enfants n’aiment pas non plus… (et en général ce sont eux qui enseignent les matières les plus importantes ! Pas de bol.) Quelles que soient les petites exigences des enseignants (et la légitimité de celles-ci), encouragez vos enfants à écouter, à noter et à se soumettre à ces contraintes. Plus tard, il leur faudra bien exécuter les tâches demandées par leur patron, qu’elles soient agréables ou non. Et quel que soit le caractère d’un enseignant, enseignez-leur à le respecter en tant qu’individu et en tant qu’enseignant, et à répondre à ses attentes. Votre enfant a besoin de comprendre qu’il travaille pour son propre avenir, que ces années d’école passeront très vite, qu’un jour il pourra totalement oublier tel ou tel enseignant qu’il n’apprécie peut-être pas, mais qu’il sera reconnaissant, par contre, de tout ce qu’il aura appris. Bien évidemment, je ne parle pas ici d’un enseignant qui serait tyrannique ou porterait atteinte à la dignité des enfants. Nos enfants ne vont pas à l’école pour souffrir, être malmenés par leurs camarades ou humiliés par leurs professeurs. Si tel était le cas, réagissez. Mais pour les petites bizarreries enseignantes sans conséquences fâcheuses, encouragez simplement vos enfants à obéir. C’est dans leur intérêt. Et évitez de critiquer leur école ou leurs enseignants devant eux, car ils pourraient s’approprier ces critiques et y voir un encouragement à ne plus travailler sérieusement, puisqu’apparemment leurs enseignants semblent ne pas l’être non plus… En soutenant les enseignants, c’est à vos enfants que vous rendrez service.

Enfin, après avoir composé avec les humeurs de nos enfants et les exigences parfois farfelues des enseignants, il nous reste à nous, parents, de surmonter nos propres blocages dans certaines disciplines. Heureux les parents qui n’ont pas totalement oublié ce que sont le théorème de Pythagore et les conjonctions de subordination ! Mais honnêtement, c’est dur d’aider son enfant à réviser ses cours de chinois si vous n’avez jamais appris cette langue vous-même ! Fort heureusement, nos enfants ont des manuels dans lesquels nous pouvons retrouver les concepts essentiels. Nous pouvons également nous répartir les tâches entre conjoints, pour que chaque parent accompagne les enfants dans les disciplines où il excelle. Ou faire appel à des amis, des voisins ou des proches qui sont compétents dans des matières qui nous échappent. Dans le pire des cas, si vous ne comprenez pas ce que votre enfant étudie et si vous n’avez personne pour prendre le relais auprès de lui, vous pouvez toujours laisser les choses en suspens, le temps de solliciter l’enseignant pour qu’il complète son enseignement et réexplique les leçons à votre enfant. Mais je ne préconise cette option qu’en tout dernier recours. Car ne pas faire ses devoirs sous prétexte de ne pas avoir compris peut vite devenir une solution de facilité…

Par Vanessa Bonnefont pour iCharacter

Publié par Laisser un commentaire

On pose des limites

Trucs et astuces qui marchent (ou pas) lorsque vos enfants passent trop de temps sur les écrans (et qu’il faut poser des limites)…

On pose des limites

Nous avons vu qu’il était judicieux d’affecter des espaces précis où les écrans pouvaient être utilisés (dans le salon, par exemple) et de délimiter d’autres espaces où les écrans sont bannis (à titre préventif, je conseille de bannir les smartphones dans les toilettes… j’ai pu vérifier que le temps moyen que passe un adolescent dans cette pièce-là est au moins triplé s’il emporte son téléphone, et par expérience toujours, je peux dire qu’un téléphone ne se remet pas très bien d’une chute dans la cuvette… En plus, certains enfants ont la drôle de manie de ressentir une envie pressante juste au moment où on leur demande de débarrasser la table. S’ils ont un smartphone ou une tablette dans les mains, vous aurez déjà débarrassé vous-même – par dépit – bien avant que votre enfant ne réapparaisse… Alors bannir les écrans au petit coin peut être utile. En revanche, laissez dans les toilettes à leur libre disposition quelques revues instructives, ou mieux encore, des cahiers de vacances !!! Quitte à ce qu’ils se défilent pour le débarrassage, autant que ce soit pour s’instruire un peu !)

Définir des espaces est une chose, mais il convient également de définir des temps. Et sur ce plan-là, le combat est certainement plus rude. Certains jeunes n’ont pas le sens de la mesure et sont véritablement incapables d’éteindre les écrans de leur propre initiative. Alors c’est à nous, parents, de prendre des mesures. Et sachez que toutes les minuteries et les contrôles parentaux du monde ne vaudront jamais votre propre surveillance. Faites des incursions surprises pendant que vos enfants sont sur les écrans et surtout effectuez des contrôles d’historiques inopinés. La vérité que vous découvrirez vous fera peut-être mal, mais au moins vous saurez où accentuer votre vigilance.

Les pédiatres recommandent que les jeunes ne passent pas plus de deux heures par jour devant les écrans (tous écrans confondus). En période scolaire, respecter cette limite peut s’avérer plus simple (sous réserve que les smartphones soient interdits dans l’école de vos enfants et que leurs professeurs utilisent des livres et un bon vieux tableau noir pour enseigner…). Car la soirée est relativement courte. Entre le goûter, les devoirs, les éventuelles activités extra-scolaires et le dîner, les écrans sont tout naturellement mis de côté au profit de réalités plus essentielles (à condition qu’on bannisse les écrans à table et qu’on ne les laisse pas à portée des enfants pendant qu’ils font leurs devoirs). Les choses se compliquent le week-end et pendant les vacances. C’est là qu’il nous faut être inventifs, parce qu’un écran éteint laisse un grand vide qu’il va falloir combler.

Dans ces cas-là, rien de tel que de faire sortir les enfants, en laissant tous les écrans à la maison. Une petite balade en forêt, un jeu d’extérieur, ou même une escapade brève chez le glacier du coin, ou encore une sortie à la bibliothèque, une visite surprise chez des proches qui habitent à deux pas, ou tout simplement une promenade avec le chien. C’est le moment de changer d’air, et de le faire avec l’enfant. Comme les écrans le coupent de la réalité et du lien social avec ses proches, il est important qu’au moment où les écrans sont éteints, ce soit précisément pour tisser de nouveaux liens, et que la solitude d’un jeune derrière son écran ne soit pas remplacée par un autre type de solitude. Il m’arrive d’emmener mon fils aîné pour un tête-à-tête dans un salon de thé. Je bois mon thé le plus lentement possible, tout en écoutant mon fils qui, ravi d’avoir sa maman rien que pour lui, se met tout à coup à me confier des choses dont j’ignorerais tout si je ne provoquais pas ce genre de rendez-vous occasionnels. Mon mari emmène souvent l’une de nos filles lorsqu’il a quelques courses à faire. Elle l’accompagne juste pour le plaisir d’être seule avec son père. Ce sont des petits moments précieux, et très simples à créer.

Il nous arrive aussi de présenter les écrans comme des « récompenses ». Le film du soir à regarder en famille récompensera un après-midi de grand ménage collectif (cela marche encore mieux si Louis de Funès est l’un des acteurs du film en question !) Les deux heures d’ordinateur ne seront autorisées que lorsque les devoirs ont été faits et vérifiés, et lorsque l’enfant a rangé sa chambre et fait son lit, etc. Si vous avez un garçon de 14 ans fan de films de super-héros et un petit dernier de 3 ans que vous voulez protéger des images violentes, vous aurez un argument supplémentaire pour veiller au grain. Chez nous, les X-men ne sont autorisés que pendant la sieste du petit frère. Il dort tout juste deux heures, ça tombe bien !

Finalement, c’est à chaque famille de définir les fonctionnements qui lui conviennent le mieux, avec plus ou moins de souplesse, selon les goûts et les caractères des uns et des autres. Le tout étant de garder le contrôle, et de remplacer les écrans par des choses que vos enfants aiment. Et pour cela, vous êtes vraiment les mieux placés pour savoir quoi faire. Bon courage !

Par Vanessa Bonnefont pour iCharacter


Un dernier article intéressant (quoique utopique selon certains lecteurs…) À vous d’en juger.

Publié par Laisser un commentaire

Quand les écrans deviennent nocifs

Trucs et astuces qui marchent (ou pas) lorsque vos enfants passent trop de temps sur les écrans (et que cela devient nocif)…

Quand les écrans deviennent nocifs

À moins de vivre dans une communauté autonome et coupée de notre monde moderne, c’est un fait, nous ne pouvons plus échapper à l’omniprésence des écrans. Ils ne nous servent plus seulement d’outil de divertissement (le bon vieux temps de la télévision cathodique et de la Game boy est bel et bien révolu), mais il semblerait qu’une vaste conspiration se soit mise en place pour que nous ne puissions bientôt plus rien faire sans eux. Notre habitat est aujourd’hui truffé d’écrans : les derniers robots ménagers sont dotés de pavés numériques, les baignoires et les cabines de douches sont devenues “intelligentes”, les téléviseurs sont intégrés dans les murs, etc. Nos relations sont numérisées : entre les appels visio, les mails, les sms, les achats en ligne et les courses en drive, les diagnostics médicaux que vous pouvez obtenir via une plateforme, et puis Facebook, Twitter, et j’en passe, bientôt nous ne nous verrons plus les uns les autres qu’à travers le filtre des écrans. Nous nous “verrons”, mais nous ne nous rencontrerons plus.

Une petite fille me disait il y a quelques mois : « Le matin, je déjeune avec mon papa. Mais il ne fait pas attention à moi. Il est sur son smartphone. Et quand j’essaie de parler avec lui, il me demande de ne pas le déranger et de me dépêcher de manger. » Triste ironie. Tragédie, même. Alors qu’il demeure sourd à la soif de relation exprimée par sa fille, ce papa est peut-être sur Facebook, consacrant toute son attention aux petits détails de la vie des… autres, et passant totalement à côté de l’essentiel. J’en ai vu, des papas, qui en ayant pris de l’âge, me disaient avec beaucoup de douleur : « Je n’ai pas vu grandir mes enfants. Je n’étais pas là. Comme je le regrette. » Et puis cette fillette, qui grandit avec l’impression que ce gadget numérique compte plus pour son papa que sa propre fille… C’est vraiment dommage. Être là pour nos enfants, chers parents, cela commence par savoir éteindre nos smartphones.

Comment sait-on que les écrans ont pris trop de place dans une famille ? Il y a quelques signes qui nous l’indiquent. D’abord, on ne se parle plus. Chacun est dans son monde, derrière son propre écran, des heures durant. Ensuite, par voie de conséquence, on ne partage plus d’activités collectives. (Si vous avez déjà vu l’un ou l’autre épisode de Super Nanny, vous aurez constaté que, dans pratiquement toutes les familles concernées par des difficultés d’obéissance des enfants, la télévision est plus ou moins allumée en permanence. Je savoure toujours cet instant où la nounou vient éteindre la télé et fait sortir tout le monde pour une balade.) Enfin, vous savez que les écrans sont devenus les maîtres lorsque vos proches deviennent hystériques ou agressifs s’ils sont privés de ces mêmes écrans. C’est un signal d’alarme. Un signe de manque. Et là, il faut prendre des mesures. Et ce n’est pas difficile à vérifier. Il suffit de tout éteindre, ne serait-ce qu’une journée. Et d’observer ce qui se passe…

Car, vous l’ignorez peut-être, mais les écrans sont des voleurs en puissance. Si nous les laissons faire, ils nous voleront notre temps, notre capacité d’attention, nos relations, notre sommeil, notre santé (et à long terme… notre vie ?) En plus, ils sont vicieux. Ils ne nous attaquent pas de manière flagrante, mais ils nous grignotent petit à petit. Un message en appelle un autre. Un article vous ouvre un lien vers un autre. Une photo vous accroche et vous voilà en train de lire un texte qui ne vous intéressait pas du tout au départ. La toile se tisse autour de nous, petites marionnettes inconscientes. Et si nous, parents, nous ne sommes pas assez forts pour arrêter cela, comment pouvons-nous exiger de nos enfants qu’ils y parviennent ?

Ainsi, voici le deuxième principe essentiel dans notre réflexion: nous devons garder le contrôle sur les écrans. Plutôt que de contrôler les enfants dans leur utilisation des écrans, je propose que nous contrôlions les écrans dans leur influence qu’ils exercent sur les enfants. Les enfants ne sont pas le problème. Le problème, ce sont les écrans, avec leur attrait et leur pouvoir.

Concrètement, d’un point de vue spatial (nous parlerons ultérieurement de la dimension temporelle), cela veut dire que les écrans ont une place qui leur est propre : la télévision a une place dans le salon, mais pas dans la chambre des enfants, parce que dans la chambre, elle s’immiscerait dans l’espace privé de l’enfant, alors qu’elle n’en a pas le droit (nous ne lui laisserons plus ce droit, la vilaine !). Le smartphone a une place qui lui est propre, éventuellement dans le cartable de l’enfant durant la journée, mais certainement pas dans la poche ou sur la table de nuit, à cause des ondes et de leurs effets néfastes sur la santé. Il n’a pas non plus sa place à table. Bref, nous définissons les espaces autorisés aux écrans et les espaces interdits. Les écrans sont un peu comme un enfant qui vous couperait la parole. (En particulier les smartphones qui disposent de ces fameuses notifications sonores qui nous font savoir qu’un message est arrivé et qui ont le chic de venir interrompre un grand nombre de conversations familiales !) Nous devons donc leur apprendre à se taire. Et si nous présentons les choses sous cet angle à nos enfants (c’est le portable qui est puni, ce n’est pas toi…), je vous assure que la pilule passe un peu mieux.

Allez, juste pour le plaisir, je vous propose ce petit exercice. Prenez votre smartphone, éteignez-le (lorsque vous aurez fini la lecture de cet article, bien sûr…) en lui disant : « Bye bye, c’est moi qui reprends le pouvoir. Je ne te rallumerai que lorsque JE l’aurai décidé ». Vous verrez, ça fait un bien fou. Et si vous ne pouvez pas envisager un seul instant d’éteindre votre téléphone, alors… vous devriez relire cet article.

Par Vanessa Bonnefont pour iCharacter


Si, dans une lecture ultérieure, vous voulez en savoir un peu plus sur les effets néfastes que les écrans provoquent sur la santé de nos enfants, je vous propose cet article… très édifiant.

Publié par Laisser un commentaire

ET LA LINGÈRE DANS TOUT ÇA ?

Trucs et astuces qui marchent (ou pas) lorsque le style vestimentaire de vos enfants vous déconcerte (par tout le travail qu’il vous donne)…

ET LA LINGÈRE DANS TOUT ÇA ?

Mes trois aînés viennent de partir à l’école. Ouf ! Il est à peine huit heures du matin et je suis déjà épuisée. Un grand vent de silence envahit la maison. C’est bienfaisant, et en même temps, ce passage brutal de la vie exubérante au calme profond me déprimerait presque… Heureusement, il me reste encore le petit dernier pour égayer l’atmosphère. Je l’entends taper de toutes ses forces dans son petit ballon de foot. Puis il crie : « But ! ». Il rejoue la Coupe du monde à lui tout seul. Et bien sûr, il gagne !

J’en oublierais presque qu’il y a à peine dix minutes, mes grands faisaient des allers-retours tapageurs entre leurs chambres et la salle de bain, se regardant dans le miroir à plusieurs reprises, ouvrant porte et fenêtres pour tenter de décrypter la météo et savoir quelle tenue porter. Dans l’épisode d’aujourd’hui, mon grand de 14 ans a décidé de porter un bermuda, avec… un gros pull et un cache-cou (non, moi non plus, je n’ai pas compris…), et ma troisième a voulu remettre son sempiternel survêtement, auquel elle tient tellement qu’elle va même jusqu’à le décrocher encore mouillé pour s’emparer du sèche-cheveux et accélérer le séchage, puis elle enfile en douce son pantalon encore humide avant de déguerpir en lâchant un vague : « Salut maman ! »…

Enfin, il y a ma cadette. Elle est descendue ce matin vêtue sobrement. Elle était jolie. La tenue était de saison. C’était la même tenue qu’hier et je me suis dit : « Chouette, aujourd’hui, elle m’économise un peu de lessive ! ». Mais, ô rage, ô désespoir, lorsque je suis montée dans sa chambre tout à l’heure, la jolie tunique qu’elle portait au petit déjeuner gisait, inerte, sur son grand lit… Elle s’est donc changée à mon insu, in extremis, juste avant de partir. (Tiens, cela me fait penser que je n’ai pas vérifié le brossage des dents, ce matin ! Erreur de débutante !) Donc… je ne sais même pas ce que ma fille a mis ce matin. Elle est remplie de fantaisie et capable de tout, donc je m’attends au pire, ou au meilleur, ou à rien du tout. En fait, je m’attends surtout à une nouvelle corbeille de linge sale dès ce soir, au vu de tous les autres vêtements qui jonchent le sol de sa chambre. Ma machine peut accueillir 9 kg de linge, et elle tourne.. au moins une fois par jour. La vie est belle !

On fait un tour dans les deux autres chambres ? Allez, on y va. Monumentale erreur. Le tableau est le même dans les autres pièces. Des monticules de serviettes mouillées, chaussettes en boule, pantalons aplatis. Il y a du linge sur le sol, sur les rebords de fenêtres, sous les lits et sur les meubles. Tout bouillonne dans ma tête. D’abord je pense : « Mais qu’est-ce que je suis nulle, comme mère. Je les ai trop mal élevés ». Ensuite je pense : « Ben oui, ils sont comme leur père ». (Pardon, mon chéri..) Et enfin je pense : « Mais non, c’est de leur faute, cette bande de petits ingrats qui me donnent tellement de travail ! ». Puis : « Bon, peut-être qu’un jour ils comprendront. En attendant, je fais mon job. Qu’est-ce que je suis une bonne mère ! ». Et enfin, je me dis : « Un jour ils quitteront la maison et je n’aurai plus autant de travail. Youpi. Mais qu’est-ce qu’ils me manqueront. Snif.. » Le temps de me dire tout ça, bien sûr, tout est ramassé, empaqueté, et dans la machine… Je suis géniale, non ? Ben non… je suis encore tombée dans le panneau. J’ai tout fait à leur place !

Mon dernier principe vestimentaire, c’est le respect de la lingère, vous l’avez compris. Mais attention, ce respect ne viendra pas des autres, donc c’est à vous, Mesdames les lingères, de vous respecter. Pour cela, chacune trouve ses astuces. Un bac à linge personnalisé pour chaque enfant, un tour de corvée pour savoir qui ramassera ou accrochera le linge. Une maman me disait qu’elle n’ouvrait jamais les placards de ses enfants. Une autre qu’elle n’allait même plus dans leur chambre. J’ajoute que, la plupart des mamans de familles nombreuses que je connais se dispensent (sans culpabiliser, s’il-vous-plaît) du repassage. J’ai moi aussi opté pour cette facilité. Bien accroché, soigneusement décroché et plié, votre linge n’a plus besoin de voir un fer. De toute façon, soyons honnêtes, le linge que vous aurez amoureusement repassé pour vos bambins ne tiendra pas deux jours sans être à nouveau roulé en boule dans un placard. Dans ces cas-là, repasser, c’est du masochisme. Gardez un fer pour les chemises du papa, à la rigueur. Ou apprenez-lui à les repasser lui-même. (Ne riez pas, c’est mon père qui m’a appris à repasser !)

Bref, une chose est sûre, c’est que si vous voulez que vos enfants fassent les choses, vous devrez veiller au grain, et cette vigilance même vous donnera du travail supplémentaire, alors insistez sur les principes auxquels vous tenez vraiment, et relâchez la pression sur les principes secondaires, c’est une question de survie…

N’hésitez pas à nous faire part de vos astuces en la matière. Tous les conseils sont bons à prendre…

Par Vanessa Bonnefont pour iCharacter


> Pour une synthèse sur l’éducation vestimentaire

Publié par Laisser un commentaire

Des vêtements propres

Trucs et astuces qui marchent (ou pas) lorsque le style vestimentaire de vos enfants vous déconcerte…

PREMIÈRE PARTIE : DES VÊTEMENTS PROPRES

Lorsqu’il s’agit du style vestimentaire de nos enfants, nous en voyons vraiment de toutes les couleurs, au sens propre comme au figuré ! Entre les adeptes des superpositions incongrues de textiles, les anticonformistes qui ne mettront jamais deux chaussettes identiques, les amateurs du look coiffé-décoiffé, les perfectionnistes que le moindre pli de travers rend hystériques, les petits princes ou jolies princesses qui sont habillés de la tête aux pieds à l’effigie de Flash McQueen, la Reine des neiges ou Star wars (je me demande si Disney subventionne les parents qui transforment leurs petits chéris en figurines publicitaires ambulantes ? Enfin, quelle idée ! Certains parents semblent oublier que, dans vingt ans, leurs enfants regarderont leurs photos d’enfance et risquent fort de leur en vouloir de les avoir déguisés ainsi…), bref, le choix d’une tenue peut être la source de bien des conflits entre les parents et les enfants. Sans parler des looks beaucoup plus affirmés de certains adolescents qui optent pour des couleurs de cheveux insolites, des tatouages, des piercings et j’en passe. Leur allure est d’ailleurs souvent cohérente avec l’état de leurs armoires, véritables jungles où se mêlent des amas de textiles roulés en boule et dont les odeurs… vous voulez vraiment que je finisse cette phrase ?

Après avoir bataillé avec mes enfants durant quelques années sur cette épineuse question du look, j’ai fini par leur laisser pas mal de liberté en la matière, notamment parce que j’ai réalisé que les copains et les copines étaient parfois bien mieux placés que nous pour faire aux enfants les réflexions qui s’imposaient (croyez-moi, dans les cours de récréation, la vérité fuse, et elle ne prend pas de… gants !). J’ai toutefois conservé quatre principes sur lesquels je ne transige jamais et qui vous seront peut-être utiles. Voici le premier :

– L’hygiène. C’est du bon sens, me direz-vous. Mais on n’est jamais trop vigilants. Nous bannissons donc les vêtements tâchés, troués, ou malodorants. Les chaussettes avec les licornes roses ont beau être les plus magnifiques de la terre, quand elles commencent à attirer les mouches par leur doux parfum… c’est qu’il est grand temps d’en changer. Les trous sont également proscrits (sauf pour les vêtements pourvus de trous “intentionnels”, comme certaines paires de jean’s, ou toutes ces tenues bizarroïdes et asymétriques très “tendance”, où l’on met volontairement des trous au milieu d’une manche, d’une épaule ou du dos…) Dans ce domaine, il faut parfois user d’autorité pour résister aux « Mais ça ne se voit même pas ! », « Mais ça ne dérange personne… » ou encore « mais ce trou dans ma basket, c’est une bonne aération pour mes orteils ! » Cela dit, si l’on est un peu couturière, on peut toujours trouver quelques solutions pour masquer, pardon « customiser », tous les petits défauts d’un tissu.

Ce principe d’hygiène nous impose également de prévoir des petites “descentes” régulières dans les chambres pour débusquer les chaussettes (encore elles !) qui ont le don de se cacher sous les lits, ou les tee-shirts et shorts en hibernation depuis trois semaines au fond d’un cartable… sans parler des sacs de piscine. Vous savez, l’odeur d’un maillot de bain mouillé qui a macéré deux semaines au fond d’un sac plastique… maillot auquel vous repenserez un matin, lorsque votre enfant se souviendra tout à coup qu’il a une séance de piscine l’après-midi même… (Désolée, j’espère que vous n’êtes pas à table, je m’en voudrais de vous faire perdre l’appétit…)
Bon, inutile d’en rajouter, je crois que vous avez saisi l’idée. (à suivre…)

Une anecdote insolite sur un look improbable de l’un de vos enfants ? Racontez-nous…

Par Vanessa Bonnefont pour iCharacter