Publié par Laisser un commentaire

ET LA LINGÈRE DANS TOUT ÇA ?

Trucs et astuces qui marchent (ou pas) lorsque le style vestimentaire de vos enfants vous déconcerte (par tout le travail qu’il vous donne)…

ET LA LINGÈRE DANS TOUT ÇA ?

Mes trois aînés viennent de partir à l’école. Ouf ! Il est à peine huit heures du matin et je suis déjà épuisée. Un grand vent de silence envahit la maison. C’est bienfaisant, et en même temps, ce passage brutal de la vie exubérante au calme profond me déprimerait presque… Heureusement, il me reste encore le petit dernier pour égayer l’atmosphère. Je l’entends taper de toutes ses forces dans son petit ballon de foot. Puis il crie : « But ! ». Il rejoue la Coupe du monde à lui tout seul. Et bien sûr, il gagne !

J’en oublierais presque qu’il y a à peine dix minutes, mes grands faisaient des allers-retours tapageurs entre leurs chambres et la salle de bain, se regardant dans le miroir à plusieurs reprises, ouvrant porte et fenêtres pour tenter de décrypter la météo et savoir quelle tenue porter. Dans l’épisode d’aujourd’hui, mon grand de 14 ans a décidé de porter un bermuda, avec… un gros pull et un cache-cou (non, moi non plus, je n’ai pas compris…), et ma troisième a voulu remettre son sempiternel survêtement, auquel elle tient tellement qu’elle va même jusqu’à le décrocher encore mouillé pour s’emparer du sèche-cheveux et accélérer le séchage, puis elle enfile en douce son pantalon encore humide avant de déguerpir en lâchant un vague : « Salut maman ! »…

Enfin, il y a ma cadette. Elle est descendue ce matin vêtue sobrement. Elle était jolie. La tenue était de saison. C’était la même tenue qu’hier et je me suis dit : « Chouette, aujourd’hui, elle m’économise un peu de lessive ! ». Mais, ô rage, ô désespoir, lorsque je suis montée dans sa chambre tout à l’heure, la jolie tunique qu’elle portait au petit déjeuner gisait, inerte, sur son grand lit… Elle s’est donc changée à mon insu, in extremis, juste avant de partir. (Tiens, cela me fait penser que je n’ai pas vérifié le brossage des dents, ce matin ! Erreur de débutante !) Donc… je ne sais même pas ce que ma fille a mis ce matin. Elle est remplie de fantaisie et capable de tout, donc je m’attends au pire, ou au meilleur, ou à rien du tout. En fait, je m’attends surtout à une nouvelle corbeille de linge sale dès ce soir, au vu de tous les autres vêtements qui jonchent le sol de sa chambre. Ma machine peut accueillir 9 kg de linge, et elle tourne.. au moins une fois par jour. La vie est belle !

On fait un tour dans les deux autres chambres ? Allez, on y va. Monumentale erreur. Le tableau est le même dans les autres pièces. Des monticules de serviettes mouillées, chaussettes en boule, pantalons aplatis. Il y a du linge sur le sol, sur les rebords de fenêtres, sous les lits et sur les meubles. Tout bouillonne dans ma tête. D’abord je pense : « Mais qu’est-ce que je suis nulle, comme mère. Je les ai trop mal élevés ». Ensuite je pense : « Ben oui, ils sont comme leur père ». (Pardon, mon chéri..) Et enfin je pense : « Mais non, c’est de leur faute, cette bande de petits ingrats qui me donnent tellement de travail ! ». Puis : « Bon, peut-être qu’un jour ils comprendront. En attendant, je fais mon job. Qu’est-ce que je suis une bonne mère ! ». Et enfin, je me dis : « Un jour ils quitteront la maison et je n’aurai plus autant de travail. Youpi. Mais qu’est-ce qu’ils me manqueront. Snif.. » Le temps de me dire tout ça, bien sûr, tout est ramassé, empaqueté, et dans la machine… Je suis géniale, non ? Ben non… je suis encore tombée dans le panneau. J’ai tout fait à leur place !

Mon dernier principe vestimentaire, c’est le respect de la lingère, vous l’avez compris. Mais attention, ce respect ne viendra pas des autres, donc c’est à vous, Mesdames les lingères, de vous respecter. Pour cela, chacune trouve ses astuces. Un bac à linge personnalisé pour chaque enfant, un tour de corvée pour savoir qui ramassera ou accrochera le linge. Une maman me disait qu’elle n’ouvrait jamais les placards de ses enfants. Une autre qu’elle n’allait même plus dans leur chambre. J’ajoute que, la plupart des mamans de familles nombreuses que je connais se dispensent (sans culpabiliser, s’il-vous-plaît) du repassage. J’ai moi aussi opté pour cette facilité. Bien accroché, soigneusement décroché et plié, votre linge n’a plus besoin de voir un fer. De toute façon, soyons honnêtes, le linge que vous aurez amoureusement repassé pour vos bambins ne tiendra pas deux jours sans être à nouveau roulé en boule dans un placard. Dans ces cas-là, repasser, c’est du masochisme. Gardez un fer pour les chemises du papa, à la rigueur. Ou apprenez-lui à les repasser lui-même. (Ne riez pas, c’est mon père qui m’a appris à repasser !)

Bref, une chose est sûre, c’est que si vous voulez que vos enfants fassent les choses, vous devrez veiller au grain, et cette vigilance même vous donnera du travail supplémentaire, alors insistez sur les principes auxquels vous tenez vraiment, et relâchez la pression sur les principes secondaires, c’est une question de survie…

N’hésitez pas à nous faire part de vos astuces en la matière. Tous les conseils sont bons à prendre…

Par Vanessa Bonnefont pour iCharacter


> Pour une synthèse sur l’éducation vestimentaire

Publié par Laisser un commentaire

Mais pourquoi mentent-ils ?

Trucs et astuces qui marchent (ou pas) lorsque…
vos enfants vous mentent (oui, il arrive que les enfants mentent…)

PREMIERE PARTIE : Mais pourquoi mentent-ils ?

C’est systématique. Je demande : « Est-ce que vous avez fait vos devoirs ? » et les enfants me répondent. « Oui, déjà faits », puis je regarde sur la plateforme internet de leur collège, et il y a tout un tas d’exercices dont ils “ignoraient” l’existence… Les enfants me disent « oui », mais en fait, non. As-tu brossé tes dents ? « Oui », mais les brosses à dents sont sèches. As-tu rangé ton linge ? « Oui » et effectivement, quelques vêtements ont été ramassés, mais il reste quelques chaussettes (insoumises, les vilaines) qui n’ont pas eu la gentillesse de sauter toutes seules dans la corbeille à linge…

Un jour, j’ai très honnêtement interrogé mon fils à ce sujet. « Tu me dis “oui”, mais c’est faux. Alors, pourquoi me mens-tu ? », et il m’a tout aussi honnêtement répondu que, la plupart du temps, il… ne m’écoutait pas, mais se contentait de répondre « oui » parce qu’il sentait bien que c’était la réponse que j’attendais et qu’en me donnant cette réponse, il espérait bien avoir… la paix. (J’espère que le jour où il se retrouvera devant Monsieur le maire et qu’on lui demandera s’il veut épouser Mademoiselle Unetelle, il réfléchira quand même un peu à sa réponse !) La bonne nouvelle, c’est que mon fils n’est pas, fondamentalement, un menteur. La mauvaise, c’est qu’il ne m’écoute pas. Mais ça, ce n’est pas un scoop.

Il me semble que la plupart du temps les enfants mentent surtout par convenance, parce que c’est pratique. Parfois, ils le font même sans réfléchir. Ce n’est pas nécessairement malveillant de leur part, et parfois ils ne voient même pas ce qu’il y a de mal à cela. S’ils prétendent que leur travail est déjà fait, c’est une façon d’éviter d’avoir à le faire…

Les enfants mentent aussi par peur des punitions. C’est vieux comme le monde, cette histoire. Vieux comme le jardin d’Éden. Dire que « c’est certainement l’autre et en tous cas pas moi », c’est une façon de ne pas assumer ses bêtises.

Il faut quand même veiller au grain, parce que mentir peut devenir une habitude, avec des conséquences qui peuvent être très lourdes. Alors je vous propose d’examiner, dans les quelques articles à venir, quelques stratégies possibles pour gérer les petits ou gros mensonges des enfants.

La première stratégie repose sur cette assurance que la vérité finit toujours par éclater (ou du moins dans l’immense majorité des cas). L’enfant finira par être démasqué ou subir les conséquences de ses mensonges. Tôt ou tard, la vérité le rattrapera (mieux vaut tôt que tard, mais certains enfants ont besoin de pousser le bouchon au maximum avant de tirer des leçons de leurs erreurs…)

Je me souviens de mon frère qui avait volé la gomme d’une enseignante. Il a ensuite prétendu que c’était un cadeau de cette même enseignante. Ma maman, qui n’était pas dupe, lui a répondu : « Oh, mais c’est gentil de sa part. Tu viens ? On va aller la remercier pour cette jolie gomme ! », après quoi mon frère, pris de panique, a avoué : « Mais non, en fait… je l’ai volée… » Du coup, ils sont tout de même allés voir l’enseignante, pour que mon frère avoue son “crime” et rende la gomme. Il n’était pas très fier, c’est sûr.

Le meilleur service que l’on puisse rendre à un enfant qui ment, c’est de le démasquer le plus vite possible et de le lui faire savoir. Personnellement, je ne me prive pas de faire comprendre à mes enfants que je sais ce qu’ils ont fait, que je les ai vus ou entendus, que je ne suis pas née de la dernière pluie. « Mais maman, tu as des yeux derrière la tête ou quoi ? » Et je leur révèle parfois ce qui les a trahis. (Mais pas trop, parce que je ne voudrais pas qu’ils perfectionnent leur art du mensonge…)

Sans méchanceté ni humiliation, avec autant de bienveillance que possible, nous pouvons leur faire savoir que… nous savons. C’est leur ouvrir la porte pour qu’ils s’expliquent. Nous pouvons ainsi titiller leur conscience et leur faire intégrer l’idée que rien ne peut “véritablement” se faire en cachette, et que, par conséquent, croire qu’on peut mentir pour s’en sortir est une illusion, car croire que le mensonge est une solution, c’est déjà un mensonge ! Alors, si nous parvenons à faire comprendre à nos enfants que le mensonge ne résout rien, nous aurons déjà posé un très beau fondement pour leur avenir.

Vos enfants ont-ils déjà cru qu’ils pourraient vous mentir sur des énormités ? Racontez-nous…

Par Vanessa Bonnefont pour iCharacter

Publié par Laisser un commentaire

Une tenue cohérente

Trucs et astuces qui marchent (ou pas) lorsque le style vestimentaire de vos enfants vous déconcerte (parce qu’il est hors contexte)

Après la propreté et la décence, la cohérence est un troisième principe qui peut nous aider dans l’éducation vestimentaire de nos chères têtes blondes. Car lorsqu’un enfant aime un vêtement, il est capable de le porter tout le temps, partout, et à chaque occasion. C’est là que la notion de contexte entre en jeu.

Car non, on ne joue pas au ballon sur la pelouse avec une robe de bal et des petits escarpins. On ne va pas non plus à un mariage en survêtement, ni à une randonnée en sandalettes et robe de plage. Mon combat personnel le plus féroce ? La météo ! Comment faire comprendre à mes enfants que le pantacourt et les ballerines ne sont pas compatibles avec la neige, et qu’à l’inverse la veste polaire n’est pas indiquée lorsqu’il fait 25 °C ? Alors, concrètement, voici quelques questions que l’on peut se poser avec les enfants :

  • Quelle sont les activités prévues ? S’habiller en fonction d’un programme, c’est développer l’art d’anticiper. Un déjeuner chez des amis qui aiment les promenades ou les soirées au coin du feu ? On peut suggérer à nos enfants d’emporter une paire de chaussures de marche et un gilet. Une sortie dans un parc d’attraction ? On opte pour des vêtements confortables, et qui peuvent être mouillés, salis et même… égarés. Oui, je sais, cela semble tellement évident. Et pourtant, certains parents font un scandale lorsque leur petite princesse rentre d’une colonie de vacances en ayant sali un magnifique chemisier en soie… (Pourquoi croyez-vous que tous les établissements scolaires ou périscolaires déclinent toute responsabilité en cas de perte d’objets ou de vêtements précieux ? C’est bien parce que nos enfants emportent souvent avec eux des choses trop précieuses dans des contextes où les catastrophes sont plus ou moins inévitables…)

  • Quel est le contexte social ? Je me souviens du jour où, dans le cadre de mon travail, j’ai pu emmener mes aînés à un concert de musique classique à l’issue duquel un verre de l’amitié devait être servi. Je savais qu’un certain nombre de personnalités locales et de journalistes seraient présents. Inutile de vous dire que j’ai veillé à ce que mes enfants soient habillés de manière sobre, mais élégante. À l’inverse, je n’ai jamais été très regardante sur leur tenue lorsque nous rendons visite à mes parents ! Sauf pour l’anniversaire de ma sœur. Ils étaient tous élégants. Et elle nous a accueillis en… short, tee-shirt et tongs !

  • Quel temps va-t-il faire ? La météo, toujours elle. Évidemment, l’état du ciel nous aide à choisir nos tenues. Mais il est bon de ne pas oublier que chaque enfant réagit différemment aux aléas climatiques. Certains enfants n’ont jamais froid. D’autres attrapent une angine au moindre courant d’air. La tenue à préconiser va donc dépendre non seulement du temps, mais aussi du métabolisme de chaque enfant. (À ce sujet, mes enfants disaient toujours : « Ce n’est pas juste… je dois prendre un pull et mon frère non. » Ce à quoi je répondais : « Au contraire, c’est parfaitement juste puisque nous nous adaptons à tes besoins aussi bien qu’à ceux de ton frère. Tu dois prendre un pull parce que tu es frileuse. Ton frère n’en a pas besoin parce qu’il a toujours chaud. ») Mon petit conseil supplémentaire pour les enfants d’âge pré-scolaire ou fréquentant la maternelle : le personnel d’encadrement a parfois tendance à mettre aux enfants TOUS les vêtements que vous aurez fournis, sans nécessairement tenir compte de la météo. J’ai vu des petits bouts de chou de 4 ans flanqués de bonnets en laine sous un beau soleil printanier et dégoulinant de sueur, les pauvres… Alors s’il fait chaud, ne les couvrez surtout pas trop. Ou bien prévenez verbalement les encadrants qu’ils ont le droit de faire preuve de bon sens lorsqu’ils habilleront vos enfants…

  • Cohérence artistique : Vous penserez peut-être à la cohérence entre les couleurs et les styles. J’étais attentive à cela lorsque mes enfants étaient petits, mais je me suis vite aperçue que certains enfants peuvent mélanger toutes les couleurs de l’arc-en-ciel dans une seule tenue et que cela leur va à ravir parce que c’est un reflet de leur joie de vivre et de leur originalité. Quant au mélange du chic et du décontracté, il paraît que le brouillage des codes est à la mode… Donc je m’abstiens dorénavant d’avoir des idées trop arrêtées sur les mélanges vestimentaires.

Vous est-il déjà arrivé de laisser votre enfant porter une tenue qui détonnait totalement avec le contexte ?

Par Vanessa Bonnefont pour iCharacter

Publié par Un commentaire

Vos enfants s’ennuient pendant les vacances

Trucs et astuces qui marchent (ou pas) lorsque vos enfants s’ennuient pendant les vacances.

Ça y est, les vacances tant attendues sont enfin là ! Les enfants savourent cette belle réalité… Mais vous la savourez beaucoup moins parce que vous savez le défi que représentent ces longues semaines où il va falloir les occuper. Et peu importe que vos enfants aient trois, cinq, dix ou quinze ans. L’ennui est universel. Il n’a pas d’âge.

Certaines familles chanceuses ont les moyens d’offrir un été complet de loisirs aux enfants, et dans ce cas la question des occupations estivales ne se pose pas vraiment. Entre les vacances à la mer, les colonies, les centres aérés, les séjours en camping, les balades à dos d’âne dans les montagnes, les croisières ou les voyages, il est évident qu’il y a mille et une manières de vivre un été inoubliable pour quiconque est en mesure de financer ces loisirs. Mais c’est loin d’être le cas pour la majorité des familles. Alors voyons les possibilités concrètes qui s’offrent aux petits porte-monnaie.

L’eau, l’eau et l’eau. L’été, il fait généralement chaud, et la plupart des enfants aiment l’eau. La baignade est le loisir estival par excellence. Certes, tout le monde n’a pas forcément la possibilité d’aller à la mer (mais, par expérience, l’eau salée ou la violence des vagues de l’océan ne sont pas forcément ce que les très jeunes enfants préfèreront. Si vous avez un bambin âgé de deux ou trois ans, il y a des chances qu’il apprécie mieux l’eau douce d’un bassin de piscine adapté à sa taille que les flots marins et le sable brûlant d’une plage…), mais vous pouvez facilement trouver un centre nautique ou une piscine (proposant un abonnement à tarif raisonnable), ou mieux encore, un plan d’eau gratuit. Si vous avez du terrain, vous pouvez aussi avoir votre propre piscine chez vous. Mais même en appartement, l’installation d’une mini-piscine sur un balcon offrira un bon moment ludique à un jeune enfant. Ou dans le pire des cas… une baignoire ! L’eau rafraîchit, détend, calme et surtout, elle fatigue. Après la baignade, vous retrouvez des enfants inhabituellement calmes et détendus, et ils dormiront mieux.

Les amis. Quelles que soient les activités que vous puissiez proposer à vos enfants, elles n’auront jamais autant de saveur que s’ils peuvent les partager avec des amis. Le plus beau des séjours peut ne pas du tout plaire à un enfant si ses amis lui manquent. À l’inverse, les activités les plus ordinaires peuvent devenir passionnantes si votre enfant peut les vivre avec des personnes qu’il apprécie. Comme il y a fort à parier que les enfants de vos voisins s’ennuient autant que les vôtres durant l’été, n’hésitez pas à ouvrir votre maison aux enfants du quartier. Entre copains, ils sauront s’occuper. Vous verrez aussi vos voisins inviter vos enfants à leur tour, et ce genre de répit est toujours bon à prendre ! L’été est aussi une période propice pour inviter vos amis (surtout si, par bonheur, ils ont des enfants du même âge que les vôtres). Il suffit d’accueillir, le temps d’une journée, quelques amis très chers que vous n’avez pas vus depuis longtemps, pour ressentir cette impression de dépaysement qui caractérise les vacances. Vous aurez voyagé, sans même bouger de chez vous.

Les projets particuliers. L’été peut être l’occasion de s’atteler à des projets particuliers que vous pourrez réaliser avec vos enfants. Bien sûr, les projets varieront selon leurs affinités. Votre garçon est un grand aventurier ? Vous pouvez planifier avec lui la construction d’une cabane (tenter de dénicher des planches de récupération, emprunter à la bibliothèque du coin des ouvrages qui vous fournissent des plans de construction, etc.). Il pourrait même camper dans sa cabane avec quelques amis durant l’été. Votre fille aime les animaux ? Vous pourriez fabriquer et décorer un nichoir, installer un bassin pour des canards ou un poulailler. Vous pouvez aussi associer vos enfants à des projets de décoration de leur chambre (et inviter des amis pour « pendre la crémaillère » lorsque les pièces sont terminées) ou les faire participer à la création d’un jardin (avec un coin bien à eux où il pourront recevoir leurs amis…), ou encore flâner dans des endroits qui ont un lien avec les choses que vos enfants aiment. (Les nôtres aiment lire, alors nous planifions souvent des après-midis dans les médiathèques. Nous avons aussi suspendu un hamac entre deux arbres du jardin, pour qu’ils puissent s’y installer et s’évader dans l’univers littéraire qu’ils ont choisi.) Si vos enfants aiment les loisirs créatifs, vous pouvez aussi visiter avec eux un atelier de céramique, de peinture ou de poterie. Les artisans sont souvent très honorés que l’on s’intéresse à leur travail, et ces sorties-là ne vous coûteront rien. Sans compter qu’elles nourriront la réflexion de vos enfants sur leur future orientation… Vous pouvez aussi vous engager en famille dans un projet d’été bénévole. Certains endroits offrent gratuitement le gîte et le couvert en échange de travaux agricoles. Certaines missions de solidarité sont également ouvertes aux familles. Ce peut être l’occasion d’une expérience inoubliable à partager en famille…

Et si vous devez travailler pendant l’été ? C’est la plus grande problématique qui se pose à la plupart des familles. Car il s’agit non seulement d’occuper les enfants, mais aussi de ne pas les laisser livrés à eux-mêmes. Embaucher une nourrice pour l’été peut revenir très cher. Alors, oui, il y a les centres aérés ou les séjours chez les grands-parents, mais vous pouvez aussi miser sur l’entraide et tenter de vous organiser avec d’autres parents ne travaillant pas aux mêmes dates que vous. Ainsi, vous pouvez accueillir les enfants des voisins lorsque vous ne travaillez pas, puis vos voisins accueilleront les vôtres lorsque vous travaillerez… Mais vous pouvez aussi saisir l’occasion pour envoyer vos enfants quelques jours chez des proches ou des amis qu’ils ne voient pas souvent. Une semaine chez l’oncle Albert en Bretagne, puis une semaine chez la tante Julie en Dordogne, etc. Ainsi vos enfants vivent de vraies vacances, ils voyagent, ils voient du pays, ils retrouvent des proches qui seront ravis de les bichonner, et vous, vous pourrez partir travailler sans culpabiliser… (mais vous les envierez peut-être un petit peu…)

D’autres idées pour occuper les enfants durant l’été ? Nous sommes preneurs…

Par Vanessa Bonnefont pour iCharacter

Publié par Laisser un commentaire

Des vêtements décents

Trucs et astuces qui marchent (ou pas) lorsque le style vestimentaire de vos enfants vous déconcerte (par son manque de décence)…

DEUXIÈME PARTIE : DES VÊTEMENTS DÉCENTS

J’ai récemment vu quelques clichés très éloquents présentant les tenues portées par certaines stars sur le tapis rouge du Festival de Cannes. J’imagine que l’année 2018 restera dans les annales pour un défilé de robes (mais peut-on encore appeler cela des robes ?) plus que déconcertantes…

Franchement… comment se fait-il que ces dames paient aussi cher des robes qui comportent aussi peu de tissu ? Se font-elles rembourser pour les voilures transparentes auxquelles il manque certainement une couche de tissu, ou pour les fentes, trous et autres échancrures invraisemblables ? C’est sûr, leurs stylistes les ont escroquées en les faisant payer une fortune des textiles dont ils ont conservé les meilleurs morceaux ou en leur confectionnant des dentelles à moitié terminées ! Je ne vois pas d’autre explication à ce phénomène… à moins que ce soit la nostalgie d’une certaine époque primitive où l’on ne se revêtait que d’une vague peau d’animal, ou juste une réminiscence de la vie foetale où l’on ne portait pas le moindre vêtement. J’avoue ne pas comprendre.

Et voilà que les journalistes célèbrent ces starlettes qui « enflamment » la Croisette… je crois qu’elles enflamment surtout la jalousie de toutes les femmes du monde qui n’ont pas d’aussi jolies jambes qu’elles, ou de toutes les épouses qui surprennent leurs maris à contempler ces mêmes jambes.

Bref, j’ai beaucoup de mal à trouver glorieux tout cet étalage de chair, pas vous ? Vous imaginez, si nos filles s’habillaient de la même manière…

Je crois que notre tenue en dit long sur notre personne. Choisir un vêtement, c’est choisir un message que l’on va communiquer. Or, on prend très facilement une jeune fille pour une aguicheuse (ou un jeune homme pour un bon à rien) sur la simple base de leur tenue. En tant que parents, nous pouvons être attentifs à tous les non-dits que les vêtements de nos enfants peuvent exprimer.

Nos filles ne seront jamais trop jeunes pour apprendre l’implication des mini-vêtements, des excès de transparence et des décolletés exagérés… qu’il vaut mieux bannir, ou à défaut assortir à d’autres vêtements qui les complètent, de manière à créer un style à la fois original et convenable. La décence est une question de dignité, de respect de soi.

Les adolescents sont particulièrement sensibles au regard des autres. Ils chercheront l’approbation par leur tenue. Nous pouvons les accompagner pour que celle-ci leur attire la sympathie de leurs amis, mais sans leur attirer le mépris du reste de la société. Les accompagner dans le choix du message qu’ils cherchent à transmettre par leur look. Leur conseiller les tenues les plus adaptées pour véhiculer ce message. Les orienter également vers un style qui sera cohérent avec leur personnalité et leur morphologie, car oui, on peut être rondelette ET jolie… Être à l’écoute de leurs complexes et les guider vers un choix vestimentaire qui renforcera leur estime personnelle mais aussi la considération des autres à leur égard. C’est un défi monumental qui se rejoue chaque matin…

Mais voilà la beauté de la chose : nous pouvons saisir chaque instant d’hésitation de notre enfant devant son miroir pour lui rappeler combien nous l’aimons et combien, à nos yeux, cet enfant reste le plus beau, même dans la pire des tenues. Et nos mots doux à son égard aura bien plus de valeur que toutes les tenues de la Croisette réunies !

Par Vanessa Bonnefont pour iCharacter

Un témoignage sur une mésaventure vestimentaire ? Racontez-nous…

Publié par Laisser un commentaire

Des vêtements propres

Trucs et astuces qui marchent (ou pas) lorsque le style vestimentaire de vos enfants vous déconcerte…

PREMIÈRE PARTIE : DES VÊTEMENTS PROPRES

Lorsqu’il s’agit du style vestimentaire de nos enfants, nous en voyons vraiment de toutes les couleurs, au sens propre comme au figuré ! Entre les adeptes des superpositions incongrues de textiles, les anticonformistes qui ne mettront jamais deux chaussettes identiques, les amateurs du look coiffé-décoiffé, les perfectionnistes que le moindre pli de travers rend hystériques, les petits princes ou jolies princesses qui sont habillés de la tête aux pieds à l’effigie de Flash McQueen, la Reine des neiges ou Star wars (je me demande si Disney subventionne les parents qui transforment leurs petits chéris en figurines publicitaires ambulantes ? Enfin, quelle idée ! Certains parents semblent oublier que, dans vingt ans, leurs enfants regarderont leurs photos d’enfance et risquent fort de leur en vouloir de les avoir déguisés ainsi…), bref, le choix d’une tenue peut être la source de bien des conflits entre les parents et les enfants. Sans parler des looks beaucoup plus affirmés de certains adolescents qui optent pour des couleurs de cheveux insolites, des tatouages, des piercings et j’en passe. Leur allure est d’ailleurs souvent cohérente avec l’état de leurs armoires, véritables jungles où se mêlent des amas de textiles roulés en boule et dont les odeurs… vous voulez vraiment que je finisse cette phrase ?

Après avoir bataillé avec mes enfants durant quelques années sur cette épineuse question du look, j’ai fini par leur laisser pas mal de liberté en la matière, notamment parce que j’ai réalisé que les copains et les copines étaient parfois bien mieux placés que nous pour faire aux enfants les réflexions qui s’imposaient (croyez-moi, dans les cours de récréation, la vérité fuse, et elle ne prend pas de… gants !). J’ai toutefois conservé quatre principes sur lesquels je ne transige jamais et qui vous seront peut-être utiles. Voici le premier :

– L’hygiène. C’est du bon sens, me direz-vous. Mais on n’est jamais trop vigilants. Nous bannissons donc les vêtements tâchés, troués, ou malodorants. Les chaussettes avec les licornes roses ont beau être les plus magnifiques de la terre, quand elles commencent à attirer les mouches par leur doux parfum… c’est qu’il est grand temps d’en changer. Les trous sont également proscrits (sauf pour les vêtements pourvus de trous “intentionnels”, comme certaines paires de jean’s, ou toutes ces tenues bizarroïdes et asymétriques très “tendance”, où l’on met volontairement des trous au milieu d’une manche, d’une épaule ou du dos…) Dans ce domaine, il faut parfois user d’autorité pour résister aux « Mais ça ne se voit même pas ! », « Mais ça ne dérange personne… » ou encore « mais ce trou dans ma basket, c’est une bonne aération pour mes orteils ! » Cela dit, si l’on est un peu couturière, on peut toujours trouver quelques solutions pour masquer, pardon « customiser », tous les petits défauts d’un tissu.

Ce principe d’hygiène nous impose également de prévoir des petites “descentes” régulières dans les chambres pour débusquer les chaussettes (encore elles !) qui ont le don de se cacher sous les lits, ou les tee-shirts et shorts en hibernation depuis trois semaines au fond d’un cartable… sans parler des sacs de piscine. Vous savez, l’odeur d’un maillot de bain mouillé qui a macéré deux semaines au fond d’un sac plastique… maillot auquel vous repenserez un matin, lorsque votre enfant se souviendra tout à coup qu’il a une séance de piscine l’après-midi même… (Désolée, j’espère que vous n’êtes pas à table, je m’en voudrais de vous faire perdre l’appétit…)
Bon, inutile d’en rajouter, je crois que vous avez saisi l’idée. (à suivre…)

Une anecdote insolite sur un look improbable de l’un de vos enfants ? Racontez-nous…

Par Vanessa Bonnefont pour iCharacter

Publié par Laisser un commentaire

Quand l’argent manque

Trucs et astuces qui marchent (ou pas) lorsque…
…vous voulez transmettre à votre enfant une vision réaliste de l’argent.

 

Dès leur plus jeune âge, nos enfants peuvent apprendre à gérer l’argent. Par notre accompagnement constant mais serein, en leur confiant des petites sommes dès que possible, nous pouvons les aider à poser les bases d’une future relation saine avec leur porte-monnaie. Mais… que fait-on lorsque l’argent manque ? Responsabiliser un enfant, oui mais… encore faut-il avoir les moyens de le faire ! Si vous êtes dans une situation financière délicate, ne vous découragez pas. Parfois, les périodes difficiles sont idéales pour transmettre à vos enfants les leçons de vie les plus précieuses.

Alors voici quelques astuces (gratuites !) rien que pour vous :

• Soyez honnêtes avec vos enfants. Je crois qu’il ne faut pas cacher aux enfants que vos fins de mois sont difficiles. Pour autant, inutile d’être ultra-alarmistes et de les effrayer en leur disant : « Le frigo est vide, nous devons 300 000 euros à notre banquier, et je ne sais pas comment payer les réparations de la voiture… » Laissez-leur un peu d’innocence et évitez les détails les plus angoissants… Mais vous pouvez leur dire, en toute simplicité, que vous vivez une période délicate et qu’il va falloir faire certains efforts pour que cette période ne soit que passagère. Votre enfant peut très bien le comprendre, et ainsi, lorsque vous refuserez de lui acheter tel jouet ou de lui offrir telle sortie, il saura pourquoi ! D’ailleurs, il vous surprendra peut-être par un élan de maturité. En effet, vous venez de lui faire part d’un problème de “grands”, et il se peut fort qu’il y réagisse avec la maturité d’un grand…

• Et pourquoi ne pas montrer certaines factures à vos enfants ? Récemment, alors que je faisais les comptes, mon fils de 14 ans a vu par hasard notre facture de chauffage. Il était abasourdi de voir que la facture se chiffrait en centaines d’euros alors qu’il en a tout juste quelques dizaines dans sa tirelire. « Vous payez si cher pour le chauffage ? » J’ai souri intérieurement et je lui ai répondu, pour enfoncer le clou : « Et encore, cette facture ne correspond qu’à un semestre ! » Il est reparti, tout penaud, et j’ai bien vu qu’il venait de prendre conscience de quelque chose d’important… et de mettre un petit pied dans la réalité…
• Vous pouvez faire les courses avec vos enfants et leur apprendre à lirer les étiquettes, à comparer les prix et à définir ce qui leur semble “cher”. En expliquant à un enfant : « Je vais prendre un kilo de pommes plutôt qu’un kilo de fraises parce que les pommes reviennent moins cher », vous lui apprenez à dépenser astucieusement. Je revois l’une de mes filles me dire avec fierté : « On m’a proposé une tombola mais je ne l’ai pas prise parce qu’elle coûtait 3 euros, c’était beaucoup trop cher ! ». Cerise sur le gâteau, en emmenant vos enfants faire les courses, vous leur faites réviser leurs maths. Rien de tel qu’un budget serré pour être obligés d’additionner et… de soustraire !

• Associez vos enfants aux efforts familiaux. Lorsque l’argent manque, on réfléchit davantage avant chaque dépense. Saississez cette occasion pour dialoguer avec vos enfants et distinguer le nécessaire du superflu. Ils auront peut-être envie de revendre certains jeux dont ils ne se servent plus, ou de renoncer à certaines choses peu utiles. Ils ont parfois des idées extraordinaires pour aider la famille à s’en sortir. (« On n’a plus d’argent, maman ? C’est pas grave, il suffit d’en acheter… ») Vous pouvez aussi partager avec eux certains frais : « Je te paie la robe dont tu as besoin, mais si tu veux des accessoires, il faudra que tu les achètes avec l’argent de ta tirelire. » J’ai fait cette expérience. Il restait de l’argent à ma fille après nos achats, et elle a décidé… d’offrir une glace à sa maman.

Vous l’avez compris, le manque d’argent peut être un tremplin dans l’éducation financière de vos enfants et un beau vecteur de cohésion familiale. Et parfois, c’est le manque d’argent qui fait le bonheur…

Vous voulez nous faire part de votre expérience ? Vous avez d’autres trucs et astuces à proposer ?
N’hésitez pas, c’est à vous : ….

Par Anne-Vanessa Bonnefont pour iCharacter

Publié par Laisser un commentaire

Économies et dépenses

Trucs et astuces qui marchent (ou pas) lorsque…
…vous voulez transmettre à votre enfant une vision réaliste de l’argent.

Ça y est. Votre enfant a quelques pièces dans sa tirelire. Cet argent ne demande qu’à être dépensé, pas vrai ? D’ailleurs l’enfant comprend très vite toute la liberté que l’argent lui offre…

Je revois le sac rempli de friandises que mon aînée a rapporté du collège en me disant, fièrement : « J’étais au supermarché et je n’ai dépensé QUE trente euros !!! » Nous étions ravis, bien sûr…

Alors, quelques suggestions pour aider nos enfants à gérer leur « fortune » :

  • L’argent dépensé nous dit ce qui compte à nos yeux. Lorsqu’un enfant dépense 30 euros en sucreries, puis donne 1 euro pour la Croix-Rouge, on comprend très vite où sont ses priorités ! C’est à nous, parents, de montrer à nos enfants ce qui compte vraiment. Encore faut-il que les valeurs que nous défendons soient conformes à l’usage que nous faisons nous-mêmes de notre argent ! C’est une réalité que vous pouvez très facilement déterminer, il vous suffit de lister très honnêtement vos propres dépenses…. Vous aurez peut-être la désagréable surprise de constater que votre enfant, dans ses choix de dépenses, ne fait que vous imiter ! Eh oui, notre utilisation de l’argent trahit notre cœur…

  • Il vaut mieux confier très peu d’argent à un enfant qui n’est pas encore en mesure de le gérer. Les sommes les plus importantes peuvent rester dans une tirelire rangée quelque part, ou placées sur un compte épargne. La somme confiée augmente lorsqu’on constate que l’enfant sait être sage dans la gestion de l’argent qu’il possède déjà. On peut d’ailleurs l’expliquer à l’enfant : « Regarde, je t’ai donné cinq euros que tu as dépensés en à peine deux minutes… Cela me montre que je ne peux pas te confier davantage pour l’instant… »

  • On peut aider l’enfant à s’organiser. Certaines familles ont pour principe de donner trois petites boîtes à chacun de leurs enfants pour les aider à « placer » l’argent, qui est alors réparti en trois parts (pas nécessairement égales) : épargne, dons et dépenses. Ou, pour être plus concret pour les enfants : projets, cadeaux et… liberté !

  • La cagnotte « cadeaux », qui peut aussi être reversée à des associations caritatives, permet aux enfants de pouvoir être spontanément généreux (d’acheter eux-mêmes les cadeaux pour leurs copains lorsqu’ils sont invités à des anniversaires… par exemple.)

  • Parce que l’idée d’épargne est abstraite, il peut être utile d’avoir des projets précis. Épargner, c’est attendre, et ce n’est pas facile pour un enfant. Alors, déterminer avec l’enfant un objectif d’achat (un jouet, un vélo..) permet de donner du sens à cette attente. Et quelle fierté lorsque l’enfant peut enfin acheter ce dont il rêvait, avec son propre argent si durement amassé !!!

Par Anne-Vanessa Bonnefont pour iCharacter

Vous voulez nous faire part de votre expérience ? Vous avez d’autres trucs et astuces à proposer ?

N’hésitez pas, c’est à vous : ….

Publié par Laisser un commentaire

Travail et argent de poche

Trucs et astuces qui marchent (ou pas) lorsque…
…vous voulez transmettre à votre enfant une vision réaliste de l’argent.

Première partie : Travail et argent de poche

Élever des enfants, c’est les préparer à leur vie d’adulte, et la gestion de l’argent est l’un des fondamentaux qu’il vaut mieux leur avoir enseignés, puisque les questions d’argent feront un jour partie de leur quotidien..
(Comme cette thématique est vaste et que la question mérite d’être creusée, nous y consacrerons plusieurs articles.)
En y réfléchissant bien, les moyens à notre disposition pour gagner de l’argent sont assez limités… mais il existe un premier principe universel, c’est que l’argent, ça se gagne.
Celui qui ne travaille pas, ne mange pas. Notre première richesse est donc notre force de travail. Alors voici quelques astuces pour aider nos enfants à prendre conscience de cette réalité :

  • Nous pouvons passer avec eux des mini-contrats, du genre « si tu tonds la pelouse, je te donne un billet », pour les initier à la notion de « salaire ». Si l’enfant a particulièrement bien exécuté la tâche demandée, on peut même lui offrir une « rémunération » supérieure à ce qui avait été convenu. Cela lui montre que le travail est payant, mais que la qualité du travail compte, elle aussi !
  • Nous pouvons spontanément récompenser un travail bien fait et de manière désintéressée. C’est une sorte de « prime au mérite » qui permet à l’enfant de comprendre que ses efforts ont été remarqués et appréciés. Souvenons-nous qu’il y a des tâches qui nous semblent anodines mais qui coûtent énormément aux enfants (et tous ne sont pas en difficulté devant les mêmes travaux : pour certains enfants, débarrasser la table est une montagne, pour d’autres, c’est le rangement, etc.) Paradoxalement, c’est lorsqu’un enfant effectue une tâche désintéressée mais qui lui coûte, qu’il mérite le plus d’être récompensé. Une telle réponse de notre part l’encouragera à travailler dans un bon état d’esprit. Il existe aussi des moyens non pécuniers de récompenser un enfant. Un temps de jeux, une sortie, une gourmandise ou tout simplement des paroles valorisantes. Féliciter un enfant est une autre manière de « payer » son travail. Les compliments ne remplissent peut-être pas son porte-monnaie, mais ils remplissent sans aucun doute son cœur…
  • Nous pouvons encourager notre enfant à se montrer serviable partout, car tout le monde apprécie un enfant spontanément travailleur. La serviabilité est un atout relationnel, une qualité précieuse qui permettra à l’enfant de se faire des amis… et qui lui vaudra de temps à autre une récompense, sous forme d’argent ou de… bonbons !
  • Nous pouvons le faire travailler pour un patron dès qu’il en a l’âge et la possibilité. Rien de tel que les petits jobs d’été pour entrevoir ce qu’est la vie professionnelle…

En revanche, méfiez-vous de l’argent de poche systématique. Car si l’enfant peut obtenir de l’argent sans travailler, il risque de ne plus voir quel est l’intérêt du travail …

Vous voulez nous faire part de votre expérience ? Vous avez d’autres trucs et astuces à proposer ?
N’hésitez pas, c’est à vous : ….

Par Anne-Vanessa Bonnefont pour iCharacter

Publié par Laisser un commentaire

Vos enfants boudent les fruits et les légumes

Trucs et astuces qui marchent (ou pas) lorsque…

…vos enfants boudent les fruits et les légumes.

 

Cinq fruits et légumes par jour… une évidence, bien sûr. Sauf que… dans la vraie vie, il faut gérer les « Beurk, j’aime pas les z’haricots… » et les « une pomme ? euh, j’peux pas prendre un yaourt plutôt ? »… Le casse-tête devient infernal lorsque vous avez plusieurs enfants, car évidemment, chacun a ses petites manières… Comme il est hors de question de faire un menu personnalisé à chaque enfant, et comme vous n’avez peut-être pas la patience d’attendre que vos enfants découvrent les joies de la cantine scolaire pour enfin apprécier votre cuisine (c’est ce qui s’est passé chez nous !!), voici quelques astuces qui ont fait leurs preuves dans notre famille :

  1. Le camouflage. Les légumes sont dissimulés parmi des aliments que les enfants aiment. Tomates, carottes, courgettes, navets, etc. finissent hâchés menus au milieu d’un gratin de pommes de terre ou mixés en sauce pour les pâtes. Quasi imperceptibles à l’œil et au goût, les légumes ne posent plus de problème aux enfants. L’astuce de toutes les astuces, c’est la soupe. Un fourre-tout magnifique pour tous les légumes et autres restes. Bien sûr, les enfants boudent aussi la soupe. Mais celle-ci passe mieux lorsqu’elle est présentée en entrée, dans une petite coupelle rigolote, accompagnée de croûtons ou de fromage, et de la promesse qu’une fois la soupe finie, l’enfant pourra savourer d’autres aliments dont il raffole !

  2. L’assaisonnement sucré. Pour contrer le goût de certains légumes, rien de tel qu’une touche sucrée, en optant pour les bons sucres, bien sûr. Les haricots peuvent revenir à la poêle avec des oignons caramélisés au fructose. Les carottes sont sublimées par du miel ou du sirop d’agave. Et la salade de tomates s’accompagne à merveille de petits raisins secs. Mes enfants se battaient pour manger de cette salade, rien que pour les raisins, dont nous avons peu à peu réduit la quantité… Puis un beau jour, on arrête, c’est une sorte de rite de passage : « Vous êtes grands, maintenant, vous n’avez plus besoin de raisins dans vos tomates, pas vrai ? »

  3. L’association. L’idée, c’est d’ajouter partout des fruits et des légumes, et même d’associer les fruits ET les légumes. Un moyen de faire d’une pierre deux coups. Les petits morceaux de poire trouvent leur place dans une salade d’endives, et les éclats de pomme se marient bien avec les salades vertes. Les fruits cuits peuvent aussi accompagner les viandes ou les féculents. À force, cela devient un réflexe. On met des fruits et des légumes partout, en très petites quantités et en tout petits morceaux. Ils ne constituent jamais l’aliment principal, mais comme on en met partout, les enfants finissent par en manger en quantité intéressante.

  4. Le grignotage. Spontanément, rares sont les enfants qui saisiront une pomme à croquer ou une clémentine à peler. Mais si vous laissez à leur disposition un saladier de fruits secs ou de fruits frais déjà coupés avec quelques cure-dents, vous verrez que les fruits ont du succès. Une de mes amies pose un saladier de fruits coupés sur la table au début de chaque repas. Ensuite, les enfants se servent librement et à volonté. Parfois, ils picorent les fruits en apéritif, parfois en accompagnement ou en dessert. Parfois, ils en grignotent entre deux repas… c’est toujours mieux que des biscuits ou du chocolat !

Alors, on résume. Pour que vos enfants mangent des fruits et des légumes, il faut que ceux-ci soient bons, invisibles (ou visibles mais ludiques), et faciles à manger !

Vous voulez nous faire part de votre expérience ? Vous avez d’autres trucs et astuces à proposer ?

N’hésitez pas, c’est à vous : ….

Par Anne-Vanessa Bonnefont pour iCharacter